Chercher n’est pas trouver – 3 idées maîtresses à retenir!

Dans mon livre « Chercher n’est pas trouver« , je m’attache à proposer à ceux pour qui l’information compte des outils des méthodes et des stratégies pour les aider à aller au-delà de ce que leur proposent les moteurs de recherche. En effet, je pense que pour de nombreuses professions, veilleurs ou praticiens en intelligence économique, chercheurs… et même étudiants, la véritable richesse du Web ne se révèle surtout à ceux qui font l’effort de dépasser l’information factuelle qui, souvent, répond à leurs requêtes. Etre capable de rassembler de nombreux éléments d’information, les organiser et analyser la manière dont ils se parlent, c’est ouvrir une porte vers une meilleure compréhension de son environnement, et souvent plus complète.
La bonne nouvelle est qu’une telle démarche n’est ni plus longue, ni très difficile souvent, même, plus rapide et efficace. Elle part d’un autre regard porté sur le Web, sa sociologie et ses outils, un peu de méthode et quelques outils et capacités d’analyse. C’est tout l’objet de ce livre…
En écrivant ce livre, mon ambition est que ses lecteurs retiennent les trois grandes idées qui m’ont guidées dans ma quête pour tirer le meilleur du Web au profit de mes clients et autres interlocuteurs. Je les résume en trois slogans qui constituent la colonne vertébrable de ma méthode:

  • ne posez plus des questions, donnez les réponses
  • question simple requête complexe, question complexe requête simple
  • détournez les outils de management

En bref, parce que ce billet n’est pas le lieu pour réécrire le livre, voici quelques mots d’explication.
Le premier conseil (ne posez plus de questions, donnez les réponses) fait écho à la manière de fonctionner des moteurs de recherche et au besoin d’empathie du trouveur. Le rôle du moteur de recherche est de trouver la meilleur correspondance possible entre la requête du chercheur et ce qui a été écrit dans les documents indexés. Plus le trouveur sera capable de s’exprimer de la même manière que les rédacteurs (langue, jargon, syntaxe, posture…) plus les premières réponses des moteurs de recherche seront proches de ce qu’il cherche.
Le deuxième conseil (question simple requête complexe, question complexe requête simple) se base sur l’idée qu’une question simple reçoit une réponse simple qui peut s’exprimer en quelques mots. Par contre, une question complexe voit sa réponse émerger de quelques éléments d’information qui parlent au trouveur (la valeur de l’ensemble est supérieure à la somme des valeurs individuelles). Dans cette idée, pour trouver réponse à une question simple, il faut construire une requête très pointue. Et pour rassembler des éléments de réponse qui esquisseront la réponse à une question complexe, il est plus pertinent et rapide de poser une question simple et large pour en explorer la liste de résultats proposée par le moteur, à la recherche d’éléments qu’on reconnaîtra comme pertinents par rapport à la question.
Enfin, le dernier conseil (détournez les outils de management) est une invitation à exploiter les travaux théoriques à notre disposition. Ces derniers nous proposent des cadres d’analyse exhaustifs qui nous aident à organiser les informations collectées, et leur doner du sens. Ils nous informent également sur la complétude de notre collecte d’informaiton. Comme ils sont en général destinés à projeter l’analyste dans son futur (le leader qui souhaite définir la future stratégie de son entreprise), il faut un peu d’imagination et faire un pas de côté pour les utiliser comme des outils d’analyse de la situation d’une organisation que l’on observe de l’extérieur.

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